Zimbabwe : Emmerson Mnangagwa remplacera Robert Mugabe à la tête du pays

L\'ancien vice-président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, le 7 janvier 2017 à Harare (Zimbabwe). 
L'ancien vice-président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, le 7 janvier 2017 à Harare (Zimbabwe).  (JEKESAI NJIKIZANA / AFP)

L'ancien vice-président du Zimbabwe sera investi vendredi 24 novembre, ont annoncé les médias d'Etat mercredi.

Il s'apprête à remplacer Robert Mugabe à la tête du Zimbabwe. L'ancien vice-président du pays, Emmerson Mnangagwa, sera investi président vendredi 24 novembre, annoncent les médias d'Etat mercredi. Son investiture interviendra trois jours après la démission de Robert Mugabe, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 37 ans

"L'investiture du camarade Mnangagwa est prévue vendredi", affirme le site du groupe audiovisuel public ZBC. En exil depuis son éviction du pouvoir, l'ancien numéro 2 du pays, 75 ans, doit arriver à Harare, la capitale du Zimbabwe, mercredi à 18 heures, précise la ZBC. 

Emmerson Mnangagwa avait déjà été désigné président du parti au pouvoir, la Zanu-PF, dimanche, et candidat pour l'élection présidentielle de 2018, en remplacement de Robert Mugabe. La Zanu-PF a évincé le président de sa direction, le sommant ensuite de quitter le pouvoir.  

Le "crocodile" aux commandes

Longtemps considéré comme le dauphin naturel de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa était aux commandes au cours des différentes vagues de répression des 40 dernières années. Il avait été évincé de la vice-présidence le 6 novembre, après un bras de fer avec l'épouse du chef de l'Etat, Grace Mugabe.

Cette dernière souhaitait succéder le jour venu à son mari, et avait ainsi obtenu le limogeage de son principal rival. Emmerson Mnangagwa, surnommé le "crocodile", avait alors quitté le pays, craignant pour sa sécurité. 

L'armée, hostile à l'ascension de Grace Mugabe, était intervenue dans la nuit de 14 au 15 novembre, prenant le contrôle du pays sans officiellement faire de victimes. Les Zimbabwéens étaient dans la foulée descendus en masse dans la rue, tandis que les soutiens de Robert Mugabe, 93 ans, le lâchaient un à un. Sa démission a suscité des scènes de liesse au Zimbabwe. 

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