La minijupe, icône des sixties et symbole féministe

BRUT

Le port de la minijupe, apparue dans les années 1960, fait encore polémique dans certains pays. Le vêtement demeure un symbole de l’émancipation des femmes.

La minijupe naît à Londres au début des années 1960, dans la boutique de la créatrice de prêt-à-porter Mary Quant. En 1965, dessinée par André Courrèges, elle arrive en France et est introduite sur les podiums de la haute couture. Elle est très vite adoptée par les jeunes femmes françaises et portée par des chanteuses comme Sheila, France Gall et François Hardy.

Le vêtement s’inscrit dans un bouleversement de la mode féminine : le corset disparaît, le tailleur-pantalon gagne en popularité et les coupes de cheveux se font de plus en plus courtes. Un bouleversement qui, s’il séduit les jeunes, déplaît aux plus âgés.

Le symbole d’une émancipation féminine encore fragile

Plus de 50 ans après sa création, la minijupe reste un symbole de l’émancipation des femmes. Le 6 juin 2015, en Tunisie, deux activistes lancent la première Journée mondiale de la minijupe, à l’occasion de laquelle des femmes défilent dans la rue pour défendre leur droit de s’habiller comme elles le décident.

Son port fait encore polémique dans certains pays. Au Swaziland, depuis 2012, les femmes portant la minijupe risquent jusqu’à six mois de prison, car elle faciliterait le viol, selon la police. En juillet 2017, la vidéo d’une jeune femme déambulant court-vêtue dans les rues d’une cité historique en Arabie Saoudite fait polémique. La jeune femme sera arrêtée et interrogée, avant d’être relâchée.

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