Violents affrontements dans le sud de la Libye

Un ex-rebelle libyen sort d\'une gendarmerie à Koufra, dans le sud de la Libye, où des milices tribales s\'affrontent, le 20 mars 2012. 
Un ex-rebelle libyen sort d'une gendarmerie à Koufra, dans le sud de la Libye, où des milices tribales s'affrontent, le 20 mars 2012.  (MAHMUD TURKIA / AFP)

Des heurts entre combattants anti-kadhafistes et miliciens locaux ont fait au moins 30 morts dans la ville de Sebha. 

Les violences ne se tarissent pas en Libye. Les heurts entre anciens combattants anti-kadhafistes et miliciens toubous ont gagné le centre de Sebha, quatrième ville du pays située à plus de 600 km au sud de Tripoli, rapporte un médecin de l'hôpital régional cité par Reuters. Au moins 30 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées dans les affrontements qui ont eu lieu lundi 26 et mardi 27 mars, dénombre l'Agence France Presse.

Ce bilan prend uniquement en compte les victimes des tribus de la ville de Sebha qui combattent des membres armés de la tribu des Toubous. De son côté, le chef des Toubous, Issa Abdelmajid Mansour, signale 40 morts dans son groupe et accuse les autorités libyennes de faire usage d'avions militaires et de chars pour bombarder ses positions.

Une situation dramatique

Depuis la mort du colonel Mouammar Kadhafi et la fin de son régime, des affrontements entre milices et tribus sont régulièrement signalées. Mais la situation se tend de jour en jour. Interrogé à la télévision Libya Al-Hourra, le colonel Mohamed Boussif, directeur de la sûreté nationale à Sebha, a ainsi affirmé que "la situation [dans la ville] était très mauvaise" voire "dramatique". 

Le représentant de la ville de Sebha au Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) a indiqué à la chaîne de télévision qu'il démissionnait de son poste pour dénoncer "la passivité" du gouvernement et son "incapacité à réagir".

Selon Reuters, ces affrontements soulignent les difficultés que rencontrent les nouvelles autorités libyennes pour s'imposer dans la Libye de l'après-Kadhafi. Lundi, un responsable du ministère de l'Intérieur a annoncé l'envoi de 300 soldats dans la région de Sebha afin de ramener le calme. Trois cents autres militaires ont quitté Tripoli mardi pour leur prêter main forte. 

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