VIDEO. Tibéhirine : "C'est à la justice algérienne, avec la justice française" de faire la lumière

Francetv info

François Hollande a affirmé mercredi à Alger qu'il avait évoqué avec son homologue algérien les assassinats des sept moines en 1996.

A l'occasion de sa visite de deux jours en Algérie, François Hollande a affirmé, mercredi 19 décembre à Alger, qu'il avait parlé avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, de l'enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines de Tibéhirine, sans donner de détails : "J’ai dit que tous les sujets seraient évoqués. (…) Le président Bouteflika m’a dit qu’il avait donné toute instruction, autant qu'il est possible à la justice, pour aller jusqu’au bout de l’enquête."

Interrogé sur la demande du juge d'instruction français Marc Trévidic de se rendre en Algérie pour y superviser une autopsie des têtes des sept moines, le président de la République a répondu :"C’est à la justice algérienne, avec la justice française, de faire toute la lumière sur ce qui s’est produit".

Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Tibéhirine situé à 80 km au sud-ouest d'Alger. Une revendication des enlèvements et assassinats avait été attribuée au Groupe islamique armé (GIA). Mais après avoir suivi la thèse islamiste, l'enquête judiciaire s'est réorientée vers une bavure de l'armée algérienne depuis 2009.

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