La Tunisie instaure le 23 janvier comme Journée nationale de l’abolition de l’esclavage

Manifestation à Tunis le 25 décembre 2018 contre la mort de Falikou Coulibaly, président de l\'association des Ivoiriens en Tunisie.
Manifestation à Tunis le 25 décembre 2018 contre la mort de Falikou Coulibaly, président de l'association des Ivoiriens en Tunisie. (NACER TALEL / ANADOLU AGENCY)

Le président tunisien Béji Caid Essebsi a décrété que chaque année, le 23 janvier, sera commémorée l'abolition de la traite des esclaves, décidée en 1846 par Ahmed Bey.

173 ans après l’interdiction de la traite des Noirs par Ahmed Bey, faisant de la Tunisie le premier pays musulman à abolir l’esclavage, une année avant l’empire ottoman, Béji Caid Essebsi a décidé de commémorer cette date chaque année. Le président tunisien a fait part de sa décision lors de sa rencontre avec Raoudha Labidi, présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes.

"Le processus d’abolition de l’esclavage en Tunisie a été inédit dans le monde arabe. Alors que la Tunisie recevait entre 500 et 1200 caravanes transportant de la poudre d’or et des esclaves, Ahmed Ier Bey décida d’abolir l’esclavage", rappelle le Huffington Post Maghreb.

Le président Béji Caid Essebsi multiplie les réformes sociétales. Plusieurs projets de loi, comme l’égalité homme-femme dans l'héritage ou encore la dépénalisation de l’homosexualité, malgré une forte résistance des conservateurs, font de la Tunisie un pays pionnier dans le monde arabo-musulman. 

La Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage commémore l'adoption par l'Assemblée générale de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui du 2 décembre 1949.

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