VIDEO. Tunisie : "Dans ce pays, quand tu dis non, tu te prends une balle"

La fille de l'opposant tunisien Mohamed Brahmi, abattu devant son domicile près de Tunis par deux hommes à moto, dénonce un assassinat politique.

A l'appel de l'opposition, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Tunis, pour dénoncer l'assassinat du député et opposant laïque Mohamed Brahmi, jeudi 25 juillet. Un appel à une grève générale a également été lancé en Tunisie. Il a été très suivi, vendredi 26 juillet.

Mohamed Brahmi a été abattu de quatorze balles tirées à bout portant devant son domicile, près de Tunis, par deux hommes à moto. Balkis, sa fille âgée de 19 ans, dénonce un assassinat politique. "Mon père est mort pour ses idées, parce qu'il était contre le pouvoir. Dans ce pays, quand tu dis non, tu te prends une balle", lâche-t-elle.

Hamma Hammami, le porte-parole du Front populaire, la coalition de gauche à laquelle appartenaient Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd, un autre opposant assassiné de la même façon le 6 février, partage cet avis. "La responsabilité politique et morale de cet assassinat comme de l'assassinat de notre camarade Chokri Belaïd incombe à ce gouvernement, à cette autorité de transition", juge-t-il.

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