Tunisie : les islamistes d'Ennahda promettent de quitter le gouvernement

Rached Ghannouchi, le chef d\'Ennahda, au Palais des Congrès, à Tunis, peu de temps avant la signature d\'une feuille de route qui prévoit le départ de son parti du gouvernement, samedi 5 octobre.
Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, au Palais des Congrès, à Tunis, peu de temps avant la signature d'une feuille de route qui prévoit le départ de son parti du gouvernement, samedi 5 octobre. (FETHI BELAID / AFP)

Confronté à une grave crise politique, le parti islamiste a signé une feuille de route prévoyant la désignation d'un nouveau Premier ministre indépendant.

En Tunisie, Ennahda va quitter le pouvoir. Le parti islamiste qui dirige le gouvernement s'y est engagé samedi 5 octobre. Il cherche ainsi à résoudre une grave crise politique.

Deux ans après la victoire de son parti aux élections, le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, et les dirigeants des partis d'opposition ont paraphé une feuille de route. Elle prévoit la désignation avant la fin de la semaine prochaine d'un Premier ministre indépendant. Il aura deux semaines pour former son cabinet.

Crises successives

L'équipe dirigée par Ennahda devra alors se retirer. Le document signé indique que "le gouvernement donne sa démission dans un délai ne dépassant pas trois semaines" après la première séance du "dialogue national" inaugurée samedi pour résoudre la crise politique déclenchée par l'assassinat le 25 juillet du député Mohamed Brahmi. La date fatidique reste cependant incertaine, des responsables islamistes considérant que le compte à rebours débutera le jour où l'ensemble des forces politiques se réuniront à la table des négociations, une date encore indéterminée, et non à compter de la signature.

Les islamistes sont arrivés au pouvoir après leur victoire aux élections du 23 octobre 2011. C'était le premier scrutin libre de l'histoire de la Tunisie. Mais Ennahda a été fragilisé ces derniers mois par deux assassinats d'opposants, des disputes politiques successives, et des conflits sociaux à répétition sans pouvoir mener à bien la rédaction de la Constitution.

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