Tunisie. Le Premier ministre échoue à former un gouvernement de technocrates

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, le 15 février 2013 à Tunis (Tunisie).
Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, le 15 février 2013 à Tunis (Tunisie). (HAMMI / SIPA)

Hamadi Jebali avait assuré qu'il démissionnerait en cas d'échec. Un compromis pourrait être trouvé prochainement.

Dix jours après l'annonce de ce projet, c'est un échec. Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a indiqué lundi 18 février avoir échoué à former un cabinet apolitique, précisant toutefois qu'une autre forme de compromis sur la composition du gouvernement pourrait intervenir prochainement. "L'initiative telle que je l'ai présentée, c'est-à-dire un gouvernement composé de membres n'appartenant pas à des partis politiques (...) n'a pas recueilli un consensus", a-t-il dit à l'issue de pourparlers avec les chefs de partis politiques.

Hamadi Jebali, qui avait initié la formation d'un cabinet de technocrates contre l'avis de son parti islamiste Ennahda, avait promis de démissionner s'il échouait. "J'irai demain voir le président (Moncef Marzouki) pour parler des étapes à venir mais j'ai constaté des progrès durant les discussions politiques en vue de la recherche d'un consensus autour d'une autre solution", a-t-il ajouté. Selon lui, cette nouvelle formule devrait aboutir "dans les tout prochains jours", reportant ainsi une nouvelle fois le calendrier du remaniement.

 

Ennahda affiche son soutien

Malgré son échec, l'initiative de Hamadi Jebali a eu le mérite "de réunir tout le monde autour d'une table" et d'éviter au pays "de basculer dans l'inconnu", selon ses propos. Le chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi, a déclaré que les représentants de la quinzaine de partis présents lundi s'étaient mis d'accord sur un "un gouvernement restreint chargé de travailler pour des élections dans les plus brefs délais (...) Nous, dans Ennahda, tenons à ce que Jebali continue de présider le cabinet et c'était aussi le cas de tous ceux qui participaient à la réunion".

 

Aziz Krichène, le représentant du parti du président, le Congrès pour la République, a pour sa part dit qu'un "accord avait été trouvé pour la formation d'un gouvernement mixte" regroupant personnalités politiques et technocrates. Il n'a pas donné plus de détails.

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