Tunisie. Le parti islamiste Ennahda renonce aux ministères régaliens

Le ministre de l\'Intérieur tunisien, Ali Larayedh, (au deuxième plan) et le chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, le 22 février 2013 à Tunis (Tunisie).
Le ministre de l'Intérieur tunisien, Ali Larayedh, (au deuxième plan) et le chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, le 22 février 2013 à Tunis (Tunisie). (FETHI BELAID / AFP)

Il a accepté de les confier à des indépendants. Le gouvernement tunisien est en cours de formation après la démission du Premier ministre Hamadi Jebali. 

Ennahda cède à une revendication clé de la classe politique. Le parti islamiste, au pouvoir en Tunisie, renonce à contrôler les ministères régaliens dans le gouvernement en cours de formation. Il accepte de les confier à des indépendants, a annoncé mercredi 27 février le chef du parti, Rached Ghannouchi. Actuellement, Ennahda dirige les ministères de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères. Le quatrième, celui de la Défense, est déjà contrôlé par un indépendant, Abdelkarim Zbidi, depuis janvier 2011.

Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, a été chargé de former un nouveau gouvernement après la démission d'Hamadi Jebali, le 21 février. Le Premier ministre a quitté son poste face aux refus de son parti Ennahda de constituer un cabinet de technocrates. Cette idée avait été avancée le jour de l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd. Elle était envisagée comme seul moyen pour sortir la Tunisie d'une crise. Rached Ghannouchi a évoqué l'annonce d'un nouveau cabinet "à la fin de la semaine". Selon lui, le nouveau gouvernement sera formé par "cinq ou six partis", contre trois actuellement.

Vous êtes à nouveau en ligne