Tunisie. Hamadi Jebali refuse d'être reconduit Premier ministre

Hamadi Jebali, Premier ministre tunisien démissionnaire, à Tunis (Tunisie), le 19 février 2013.
Hamadi Jebali, Premier ministre tunisien démissionnaire, à Tunis (Tunisie), le 19 février 2013. (FETHI BELAID / AFP)

Il avait présenté sa démission après avoir échoué à constituer un gouvernement de technocrates.

La confusion en Tunisie n'est pas près de retomber. Le Premier ministre démissionnaire, Hamadi Jebali, a refusé jeudi 21 février d'être reconduit à la tête du gouvernement tunisien. Il avait quitté son poste après avoir échoué à constituer un exécutif de technocrates, lundi. Son parti Ennahda, au pouvoir, lui avait offert d'être de nouveau candidat à sa propre succession. Mais le ministre a décliné, a annoncé Ennahda.

La formation indique qu'elle "est en train de procéder à des consultations en interne et avec ses partenaires pour présenter au président de la République le nom d'un successeur de M. Jebali avant la fin de la semaine". Ennahda a salué le travail du Premier ministre démissionnaire et l'ensemble de son gouvernement pour "les efforts qu'ils ont fournis dans l'intérêt du pays".

La sortie de crise n'est donc pas évidente avec cette nouvelle donne. Le politologue Mohamed Kerrou a expliqué à francetv info que"hormis les membres du parti, tous les gens qui ont voté Ennahda sont déçus". Selon lui, "la crise politique se greffe sur une crise économique et une crise morale de méfiance entre gouvernants et gouvernés". Inquiet, il estime que le pays s'engagera "à petit pas dans un processus de violences s'il n'y a pas de concessions".

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