Tunisie : confusion autour de la mort d'un second manifestant

Affrontements entre militants salafistes et forces de l\'ordre dans la banlieue de Tunis, le 19 mai 2013.
Affrontements entre militants salafistes et forces de l'ordre dans la banlieue de Tunis, le 19 mai 2013. (KHALIL / AFP)

Le ministère de l'Intérieur assure que cette mort n'est "pas liée" aux affrontements entre salafistes et forces de l'ordre.

Un deuxième manifestant a été tué, dimanche 19 mai, lors des heurts à Tunis entre militants salafistes et policiers. C'est ce qu'affirment un officier de la garde nationale de la banlieue de Tunis et un représentant de l'organisation salafiste jihadiste Ansar Al-Charia, lundi. Mais le ministère de l'Intérieur assure que cette mort n'est "pas liée" aux affrontements. 

Des heurts violents ont éclaté dimanche en banlieue de Tunis après que Ansar Al-Charia a voulu y organiser son congrès annuel faute d'avoir pu l'organiser à Kairouan (centre). Les forces de l'ordre avaient été déployées massivement dans cette ville pour empêcher ce rassemblement interdit. 

Deux cents islamistes interpellés

Selon le Premier ministre tunisien, en visite à Doha, quelque 200 islamistes d'Ansar Al-Charia ont été arrêtés à la suite de ces heurts. "Ceux qui n'ont rien à se reprocher seront relâchés, mais ceux dont la violation de la loi est prouvée seront poursuivies" en justice, a prévenu Ali Larayedh.

Le chef du gouvernement tunisien fait acte de fermeté à l'égard d'Ansar Al-Charia, "ce groupe [qui] exerce la violence, s'oppose à l'Etat et se rebelle". En réponse, "nous allons y faire face avec une extrême fermeté, mais dans le cadre de la loi. Nous serons inflexibles", a prévenu Ali Larayedh, un ancien ministre de l'Intérieur et membre influent du mouvement Ennahda, qui dirige le gouvernement.

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