Harcèlement sexuel : les Tunisiennes lancent #EnaZeda (MeToo) pour témoigner

Manifestation de femmes à Tunis, le 9 mars 2013. 
Manifestation de femmes à Tunis, le 9 mars 2013.  (FETHI BELAID / AFP)

De nombreux témoignages affluent sur les réseaux sociaux avec le hashtag (mot dièse) #EnaZeda (Metoo, Moiaussi, en arabe dialectal).

Tout a commencé par la diffusion de photos sur les réseaux sociaux. Une jeune lycéenne de Nabeul, qui se disait harcelée par un homme d’âge mûr, a posté des images de son "agresseur" dans des positions très embarrassantes dans sa voiture. Publiées jeudi 10 octobre, les photos ont eu un impact retentissant en Tunisie. L'homme accusé se révèle être un député du Qalb Tounes (Au Cœur de la Tunisie) fraîchement élu. Selon la lycéenne, citée par la presse tunisienne, le dirigeant de Qalb Tounes l’a suivie et harcelée alors qu’elle se rendait à son lycée à Nabeul. Il se serait ensuite "touché" dans sa voiture devant elle.  

Parole libérée

Le principal intéressé se défend de s’être adonné à des plaisirs solitaires et explique qu’il est atteint du diabète et a dû uriner dans son véhicule. Son parti a ouvert une enquête interne et la justice s’est saisie du dossier. Selon Business News, le député est accusé de "harcèlement sexuel et d’atteinte aux bonnes mœurs" et devait se présenter ce lundi (14 octobre) au tribunal.

#EnaZeda

Sur les réseaux sociaux est apparu le hashtag (mot dièse) #EnaZeda (Metoo, Moiaussi, en arabe dialectal). De nombreux témoignages sur le harcèlement sexuel affluent. La parole s’est libérée, se réjouissent les internautes.

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