En Tunisie, la sécurité des touristes renforcée après plusieurs attaques

Des badauds observent les opérations de police après qu\'un kamikaze s\'est fait exploser sur la plage d\'un hôtel à Sousse, en Tunisie, le 30 octobre 2013.
Des badauds observent les opérations de police après qu'un kamikaze s'est fait exploser sur la plage d'un hôtel à Sousse, en Tunisie, le 30 octobre 2013. (RAGHDA JAMMALI / AP / SIPA)

Alors que la crise politique se poursuit dans le pays, un attentat-suicide a été perpétré mercredi dans la station balnéaire de Sousse.

La prudence est de mise. La Fédération tunisienne des agences de voyages a mis en place, mercredi 30 octobre, une cellule de crise après l'attentat-suicide perpétré dans la station balnéaire de Sousse. Par ailleurs, des renforts de sécurité ont été déployés autour des hôtels de Tunis, la capitale.

Dans la matinée, un kamikaze a été empêché de pénétrer dans l'hôtel Riadh Palm, sur la corniche de Sousse, avant de se faire exploser sur une plage déserte. "Le tourisme tunisien vous dit merci, les terroristes", a lancé, sous le choc, une professionnelle du secteur hôtelier.

Le tourisme touché pour la première fois depuis 2011

Secteur clé de l'économie tunisienne, le tourisme peine à se relever dans un contexte d'instabilité politique et de violences non revendiquées, mais prêtées à des groupes jihadistes armés. L'attentat-suicide de Sousse et l'attaque déjouée le même jour contre le mausolée du président Habib Bourguiba, dans la ville proche de Monastir, sont les premières actions du genre à viser la côte est du pays, très touristique, depuis la révolution qui a chassé le président Zine el-Abidine Ben Ali, en janvier 2011. 

Les assaillants sont deux Tunisiens "salafistes jihadistes", selon le porte-parole de l'Intérieur. Ces attaques, qui n'ont pas été revendiquées, font monter d'un cran la violence prêtée à des groupes armés jihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique, contenue jusqu'ici dans les hauteurs ouest du pays, près de la frontière algérienne.

Ces groupes armés ont multiplié les assauts contre la police et la gendarmerie ces trois dernières semaines, alors que la classe politique s'emploie à l'ouverture d'un dialogue national, afin de sortir la Tunisie d'une profonde crise. "Ces actes et les menaces qui pèsent sur la Tunisie ne réussiront pas à torpiller l'effort engagé à l'échelle nationale pour faire aboutir le processus de transition", a affirmé la présidence.

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