L'assassin présumé de l'opposant tunisien Chokri Belaïd identifié mais en fuite

Des Tunisiennes montrent le portrait de Chokri Belaïd, opposant assassiné, le 16 février 2013 à Jandouba (Tunisie).
Des Tunisiennes montrent le portrait de Chokri Belaïd, opposant assassiné, le 16 février 2013 à Jandouba (Tunisie). (KHALIL / AFP)

Le ministre de l'Intérieur tunisien, Ali Larayedh, a indiqué que quatre complices avaient été arrêtés. 

Le meurtrier présumé de l'opposant tunisien Chokri Belaïd, assassiné le 6 février, a été identifié mais reste en fuite. Le ministre de l'Intérieur tunisien, Ali Larayedh, a indiqué mardi 26 février que "le tueur a[vait] été identifié et [était] pourchassé", tandis que "les quatre autres suspects [avaient] été arrêtés." Selon les déclarations du ministre, ils appartiennent à un courant religieux radical. 

Les quatre personnes soupçonnées de complicité "ont surveillé la victime pendant quelques temps et le jour du crime, l'un des suspects a avoué avoir accompagné le tueur", a précisé Ali Larayedh. Il n'a toutefois pas donné de précision sur l'éventuel commanditaire de l'assassinat. 

Les salafistes accusés de "coups d'éclats" parfois "sanglants"

Le ministre de l'Intérieur a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l'AFP que le meurtrier présumé et l'homme soupçonné d'avoir permis sa fuite à moto avaient été arrêtés, précisant qu'ils appartenaient à la mouvance salafiste.

Selon les autorités tunisiennes, cette mouvance salafiste jihadiste serait responsable de nombre de coups d'éclats, certains sanglants, comme l'attaque en septembre de l'ambassade des Etats-Unis, ayant fait quatre morts parmi les assaillants. Le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, auquel appartient Ali Larayedh, est taxé de laxisme voire de complaisance à l'égard de cette mouvance rigoriste de l'islam sunnite.

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