Premières élections municipales au Togo depuis plus de 30 ans

Des électeurs togolais verifient la liste électorale à Lomé lors des legislatives de décembre 2018
Des électeurs togolais verifient la liste électorale à Lomé lors des legislatives de décembre 2018 (MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP)

Les derniers conseillers municipaux ont été élus en 1987 pour un mandat de cinq ans. Depuis, il n'y a pas eu de vote.

Les électeurs togolais sont appelés à élire, le 30 juin 2019, plus de 1500 conseillers municipaux. L’opposition, qui avait boycotté les législatives de 2018, participe au scrutin et espère remporter des mairies dans ce pays gouverné depuis plus de 50 ans par la même famille Gnassingbé.

Le pouvoir a toujours refusé d'organiser les élections locales. Aujourd'hui, avec la pression de la communauté internationale, il se résout à les organiserEric Dupuy, porte-parole de l'Alliance nationale pour le changement (opposition) à l'AFP

Une deuxième chance ?

Ce scrutin constitue une séance de rattrapage pour l’opposition qui a, en principe, toutes les chances de son côté. Les mairies sont à ce jour dirigées par des conseillers nommés par le pouvoir et leur gestion est très critiquée.

Cette élection intervient quelques semaines après l’adoption d’une nouvelle loi permettant au président Faure Gnassingbé de se présenter en 2020 et en 2025, alors que des centaines de milliers de personnes réclamaient depuis deux ans le changement et la limitation des mandats présidentiels.

La plupart des partis d’opposition ont présenté des listes en appelant les Togolais à voter en masse. "Le Togo est en grave déficit démocratique et nous allons prendre en main notre destin", avait affirmé à franceinfo Afrique Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la coalition de l’opposition.

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