Soudan : le chef du puissant service de renseignement démissionne

Des manifestants au Soudan portent le drapeau national, à Khartoum, le 13 avril 2019.
Des manifestants au Soudan portent le drapeau national, à Khartoum, le 13 avril 2019. (AHMED MUSTAFA / AFP)

Il avait notamment dirigé la répression du mouvement de contestation de ces derniers mois.

Le patron du puissant service de renseignement soudanais NISS, Salah Gosh, a démissionné, a annoncé samedi 13 avril le Conseil militaire au pouvoir depuis le renversement d'Omar el-Béchir. Il avait notamment dirigé la répression du mouvement de contestation ces derniers mois.

"Le chef du conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhane, a accepté" cette démission, a indiqué le Conseil dans un communiqué. Cette annonce survient deux jours après la chute d'Omar el-Béchir, qui était au pouvoir depuis 1989, et au lendemain du remplacement du chef du Conseil militaire face à la poursuite de la contestation devant le QG de l'armée à Khartoum.

Après des semaines de manifestations réclamant son départ, Omar el-Béchir a été renversé jeudi par l'armée, qui a mis en place un "Conseil de transition militaire" pour une durée de deux ans. Les généraux au pouvoir se sont efforcés vendredi de rassurer la communauté internationale ainsi que les manifestants sur leurs intentions, promettant notamment de remettre le pays à un gouvernement civil. Les organisateurs de la contestation ont rapidement exhorté les militaires à "transférer le pouvoir à un gouvernement civil de transition". Dans le cas contraire, "nous allons continuer le sit-in devant le QG de l'armée et dans d'autres villes", ont-ils prévenu.

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