Soudan : la contestation appelle à marcher sur le palais présidentiel

Des manifestants dans les rues de Khartoum (Soudan), le 30 juin 2019. 
Des manifestants dans les rues de Khartoum (Soudan), le 30 juin 2019.  (ASHRAF SHAZLY / AFP)

Les Soudanais manifestent dimanche contre les généraux au pouvoir depuis la destitution et l'arrestation le 11 avril du président Omar el-Béchir par l'armée.

Un groupe clé de la contestation au Soudan a appelé dimanche 30 juin les milliers de manifestants mobilisés à Khartoum à marcher vers le palais présidentiel, siège des généraux au pouvoir engagés dans un bras de fer avec les protestataires.

Des dizaines de milliers de Soudanais manifestent à travers le pays, y compris à Khartoum, où la police a tiré du gaz lacrymogène, sur fonds d'appels internationaux à éviter une nouvelle répression sanglante. Il s'agit du plus grand rassemblement dans la capitale depuis la dispersion le 3 juin d'un sit-in de manifestants devant le QG de l'armée, proche du palais présidentiel, qui avait fait des dizaines de morts. 

"Pouvoir civil, pouvoir civil"

Aux cris de "Pouvoir civil, pouvoir civil", les Soudanais manifestent dans plusieurs villes pour réclamer un transfert du pouvoir aux civils, à l'appel de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestation, qui espère une mobilisation massive. "Nous appelons notre peuple révolutionnaire dans la capitale à se diriger vers le palais (...) pour demander que justice soit rendue aux martyrs et que le pouvoir soit immédiatement cédé aux civils, sans conditions", a indiqué sur Twitter l'Association des professionnels soudanais (SPA), qui fait partie de l'ALC.

Depuis la destitution et l'arrestation le 11 avril par l'armée du président Omar el-Béchir, le palais présidentiel est le siège du Conseil militaire de transition qui lui a succédé. Avant le début des rassemblements dimanche, plusieurs pays et ONG avaient appelé à la retenue.

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