Soudan : la chrétienne condamnée à mort ne sera pas libérée

La cathédrale Saint-Mathieu, près de Khartoum (Soudan), le 15 mai 2014.
La cathédrale Saint-Mathieu, près de Khartoum (Soudan), le 15 mai 2014. (ASHRAF SHAZLY / AFP)

Alors que sa "libération prochaine" avait été évoquée la veille, les autorités assurent que l'annonce a été mal interprétée.

Faux espoir pour Meriam Yahia Ibrahim Ishag. Les autorités soudanaises ont démenti, dimanche 1er juin, avoir annoncé que cette chrétienne condamnée à mort pour apostasie serait prochainement libérée. Samedi, un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères avait pourtant déclaré : "La femme sera libérée dans les prochains jours selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministère de la Justice."

Un appel doit être examiné

Mais le ministère a indiqué que la libération de Meriam dépendait du fait qu'une cour accepte un appel déposé par ses avocats. Dans un communiqué, il a affirmé que le responsable avait en réalité déclaré que les avocats de la jeune femme avaient fait appel du verdict "et que si la cour d'appel jugeait en sa faveur, elle serait libérée". "Certains médias ont sorti de son contexte ce que le sous-secrétaire a dit, changeant le sens de ses propos", poursuit le texte.

Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort le 15 mai par une cour criminelle en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions. Ce jugement a provoqué un tollé international. Cette Soudanaise de 27 ans a accouché mardi d'une fille en prison.

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