Les shebabs perdent du terrain en Somalie

Un Somalien regarde passer les chars des troupes ougandaises de la Mission de l\'Union africaine en Somalie (Amisom) et celles de l\'armée nationale somalienne, à Janaale, en Somalie, le 14 février 2013. Le groupe islamiste shebab a été chassé des villes de Janaale, Aw Dheegle et Barrire par les forces alliées dans le cadre de l\'opération «Boot on the Ground».
Un Somalien regarde passer les chars des troupes ougandaises de la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et celles de l'armée nationale somalienne, à Janaale, en Somalie, le 14 février 2013. Le groupe islamiste shebab a été chassé des villes de Janaale, Aw Dheegle et Barrire par les forces alliées dans le cadre de l'opération «Boot on the Ground». (AU UN IST PHOTO / AFP PHOTO / TOBIN JONES )

Alors que ​le mandat de la force de l'Union africaine (UA) en Somalie (Amisom) arrive à expiration début mars, Mogadiscio fait appel à l'ONU pour lever l'embargo sur les armes imposé depuis 1992 dans ce pays. But: que les forces somaliennes consolident la paix dans des zones reprises aux milices islamistes shebabs.

L'Amison, force de 17.000 hommes menée par l'UA mais financée par l'ONU, joue un rôle essentiel dans le soutien international aux nouvelles autorités somaliennes. Ces troupes nettoient le pays des groupes islamistes armés qui ont déserté la capitale somalienne Mogadiscio depuis août 2011, mais font encore la loi dans de vastes zones rurales du sud et du centre du pays.

Dominés sur le terrain militaire, les shebabs privilégient aujourd'hui la guérilla et les attentats, notamment dans la capitale somalienne et au Kenya voisin.

Depuis 1991 et la chute du président Siad Barre, la Somalie a été livrée aux milices claniques, groupes islamistes et gangs criminels. L'élection en septembre 2012 du président Hassan Cheikh Mohamoud, après dix ans de gouvernements transitoires sans pouvoir ou corrompus, a suscité l'espoir de doter le pays de véritables institutions.
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