François Hollande aurait ordonné l'exécution du chef des shebabs somaliens

François Hollande à l\'Elysée, à Paris, le 9 septembre 2014.
François Hollande à l'Elysée, à Paris, le 9 septembre 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Les Etats-Unis ont confirmé, le 5 septembre, l'avoir abattu lors d'une frappe aérienne de l'armée américaine en Somalie. Le président français l'avait réclamé, affirme "Le Point".

"Dégommez-le !" C'est ce qu'aurait demandé François Hollande à la DGSE au sujet du chef suprême des islamistes somaliens shebabs, Ahmed Godane, tué par l'armée américaine le 1er septembre. Le Point du vendredi 12 septembre explique comment le président français aurait ordonné cette exécution. Les services de renseignement français ont en effet coopéré avec Washington, a confirmé l'entourage du président français.

"La France et le président de la République ont appuyé la coopération en matière de renseignement et de coordination", a indiqué une source proche de François Hollande. "Cela n'a pas été une opération française sur le terrain, nous n'étions pas dans l'intervention", a-t-elle toutefois précisé. 

Un pacte conclu entre Hollande et Obama

"Dans un pacte secret conclu fin 2012 entre Barack Obama et François Hollande, il était convenu que les États-Unis aideraient les Français à éliminer le chef sanguinaire des djihadistes somaliens", écrit l'hebdomadaire. 

Ahmed Godane était d'ailleurs qualifié de cible de grande valeur (High Value Target, dans le jargon), comme Oussama Ben Laden en son temps.

La DGSE le traquait sans relâche depuis janvier 2013

Après l'échec du raid français contre les shebabs, en janvier 2013, raconté par Slate Afrique, François Hollande avait donné l'ordre de trouver Ahmed Godane. Et depuis, "la DGSE n'a jamais cessé une seconde de chercher Godane", indique Le Point.

Ainsi, lorsque les forces américaines repèrent le chef des shebabs, le 31 août, elles lancent une opération aérienne. Après l'assaut, "le président français a été averti de son succès probable", raconte Le Point. De son côté, la DGSE s'est refusée à tout commentaire auprès de l'hebdomadaire :  "Nous ne confirmons ni ne démentons nos activités réelles ou supposées."

Vous êtes à nouveau en ligne