Somalie : les shebabs attaquent un grand hôtel tuant au moins 12 personnes

Des policiers somaliens gardent les ruines de l\'hôtel Sahafi, détruit par une attaque des shebab, à Mogadiscio, dimanche 1er novembre 2015.
Des policiers somaliens gardent les ruines de l'hôtel Sahafi, détruit par une attaque des shebab, à Mogadiscio, dimanche 1er novembre 2015. (FEISAL OMAR / REUTERS)

L'attaque a eu lieu à l'aube dans l'hôtel Sahafi, situé près du carrefour K4 et fréquenté par des parlementaires, des fonctionnaires et des hommes d'affaires.

Un grand hôtel de la capitale somalienne a été pris pour cible. Au moins douze personnes ont été tuées dimanche 1er novembre lors d'une attaque perpétrée à Mogadiscio et revendiquée par des islamistes shebabs, affiliés à Al-Qaïda.

Ils ont utilisé un véhicule bourré d'explosifs pour se frayer un chemin à l'intérieur de l'établissement, selon la police.

Deux explosions puis des échanges de tirs

L'attaque a eu lieu à l'aube dans l'hôtel Sahafi, situé près du carrefour K4 et fréquenté par des parlementaires, des fonctionnaires et des hommes d'affaires. "Les agresseurs ont fait exploser une voiture piégée pour ouvrir un passage avant d'entrer à l'intérieur de l'hôtel", selon un responsable. Une tactique fréquemment utilisée par les shebabs. Des témoins ont ainsi rapporté avoir vu plusieurs corps de personnes tuées dans l'explosion initiale, quand un minibus rempli d'explosifs aurait été lancé sur le portail de l'hôtel. Une seconde forte explosion a été entendue.

Les shebabs se sont ensuite précipités à l'intérieur. Des témoins ont fait état d'intenses échanges de coup de feu et d'autres déflagrations. Les shebabs ont d'ailleurs affirmé qu'ils étaient encore en train de se battre à l'intérieur de l'hôtel. Mais la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui combat les islamistes aux côtés du gouvernement somalien, a assuré avoir sécurisé le bâtiment.

Comme d'autres établissements internationaux de Mogadiscio, le Sahafi est fortifié. C'est dans cet hôtel que deux agents des services de renseignement français avaient été enlevés en 2009. L'un avait ensuite réussi à s'échapper, mais l'autre avait été tué par les shebab lors d'une opération destinée à le libérer en 2013.

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