Tunisie : toutes les institutrices d’une école primaire se tuent dans un accident à Kasserine

Des enfants tunisiens se rendent à l\'école dans le village pauvre de Daouar Slatniya, entre Kasserine (à 360 kilomètres au sud de Tunis) et Sidi Bouzid, le 15 décembre 2015.
Des enfants tunisiens se rendent à l'école dans le village pauvre de Daouar Slatniya, entre Kasserine (à 360 kilomètres au sud de Tunis) et Sidi Bouzid, le 15 décembre 2015. (FETHI BELAID / AFP)

L’école primaire Oued Racheh, dans le gouvernorat de Kasserine (centre-ouest), est en deuil depuis une semaine. 

"Toutes les institutrices sont mortes. Elles sont décédées dans (un) accident de la route (…). La voiture qui transportait les cinq institutrices qui rentraient de l’école était entrée en collision avec un camion. L’accident a provoqué leur mort sur le coup", rapporte Réalités. Le drame, survenu le 25 février 2020, a eu lieu dans le gouvernorat de Kasserine (centre-ouest).

Selon la presse tunisienne, la conductrice aurait perdu le contrôle de son véhicule à cause d'un amas de graviers, tombés d’un camion sortant d’une carrière. Avant d'entrer en collision frontale avec un camion venant en sens inverse.

Cette province enregistre un grand nombre d’accidents. "Ce n’est pas un hasard si cette région est durement touchée par ce fléau. Les facteurs incriminés sont nombreux : la non-application de la loi, le non-respect du code de la route, les passe-droits, les mauvaises habitudes au volant auxquelles viennent s’ajouter le mauvais état de l’infrastructure et l’absence de panneaux de signalisation et de glissières de sécurité sur la majorité des axes routiers qualifiés de 'dangereux', rendant de plus en plus fréquents les accidents de la route dans cette partie du pays", détaille La Presse.

La Tunisie a connu en décembre dernier la sortie de route d’un bus qui avait provoqué la mort de 22 personnes. La mortalité routière en Tunisie est la plus élevée en Afrique du Nord après la Libye, avec 24,40 tués pour 100 000 habitants, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Le ministère de l’Education a mis en place un soutien psychologique pour les élèves et le personnel de l’école. 

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