Le Nigeria sera-t-il sur la liste américaine des pays interdits de visa ?

Poignée de main entre Donald Trump et le président nigérian Muhammadu Buhari, lors d\'une conférence de presse à Washington, le 30 avril 2018.
Poignée de main entre Donald Trump et le président nigérian Muhammadu Buhari, lors d'une conférence de presse à Washington, le 30 avril 2018. (MANDEL NGAN / AFP)

Le président américain a annoncé l'ajout de quelques pays à la liste des interdits de séjour aux Etats-Unis. Pour certains observateurs, le Nigeria est concerné.

Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump envisage d’ajouter sept pays à sa liste des ressortissants interdits de séjour aux Etats-Unis. A l’heure actuelle, cinq pays musulmans sont placés sur la liste noire : Iran, Libye, Somalie, Syrie et Yémen. A cela s’ajoute la Corée du Nord et quelques officiels vénézuéliens et leurs familles. Le Tchad placé dans un premier temps sur la liste avait ensuite été retiré.

L’administration américaine n’a pas encore officiellement annoncé quels pays elle envisage d’ajouter sur la liste. Selon certains médias, quatre pays africains seraient concernés : le Nigeria, l’Erythrée, le Soudan et la Tanzanie. A cette liste s’ajoutent trois autres pays : la Béliorussie, le Kirghizstan et la Birmanie.

Que leurs reproche-t-on ?

Selon un responsable de l’administration Trump, cité par l’agence Reuters, les pays qui ne remplissent pas les conditions de sécurité réclamées, en particulier la biométrie, le partage d’informations et les mesures de contre-terrorisme, courent le risque d’être sanctionnés par l’administration américaine. Dans la pratique, aucun ressortissant des pays concernés ne peut obtenir un visa et les dérogations sont extrêmement rares.

La décision des Etats-Unis risque de faire réagir les pays visés. En premier lieu le Nigeria, partenaire de Washington dans la lutte contre le terrorisme, qui se voit curieusement disqualifié. D’autant que le pays le plus peuplé d’Afrique est aussi sa première puissance économique.

Un précédent

Déjà en juillet 2019, le département d’Etat américain avait annoncé avoir imposé des restrictions de visa à certains Nigérians. Mais ni le nombre, ni l'identité de ces personnes n’avaient été communiqués. Washington se contentait de déclarer que, "ces individus ont opéré en toute impunité aux dépens du peuple nigérian et ont sapé les principes démocratiques et les droits de l'Homme". Mais à l’époque, comme le précisait le département d'Etat, le peuple nigérian n’était pas concerné.

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