L’Afrique du Nord au temps du coronavirus

Masques, confinement, couvre-feux… comme dans le reste de l’Afrique, la vie quotidienne au nord du continent a été bouleversée.

Franceinfo Afrique continue son tour des pays africains touchés par le coronavirus. Après l’Afrique de l’Ouest, voici en 15 photos comment l’Afrique du Nord fait face à cette pandémie.

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Le vendredi 17 avril ont eu lieu les dernières prières dans les mosquées de Khartoum, au Soudan, avant le couvre-feu total, instauré pour trois semaines en raison de la progression rapide du coronavirus dans la capitale. Le gouverneur de Khartoum, le général Ahmed Abdoun, a été congédié par le Premier ministre Abdallah après avoir refusé d'appliquer l'interdiction des prières collectives. Le message du gouvernement est clair : "Priez chez vous."       ASHRAF SHAZLY / AFP
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L’Egypte a été le premier pays africain touché par le Covid-19. Pour faire face à l’augmentation du nombre de cas, "le pays a intensifié ses efforts pour lutter contre le coronavirus, ordonnant aux manufactures de fabriquer à la chaîne des équipements de protection médicale pour les hôpitaux publics et annonçant un milliard de livres égyptiennes (64 millions de dollars) de financement supplémentaire pour ses services de santé", indique Reuters.    MOHAMED ABD EL GHANY / REUTERS
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L'Egypte est l’un des pays les plus touchés d'Afrique. Pour lutter contre la propagation du coronavirus, pyramides et bâtiments ont été désinfectés, à commencer par la salle des momies royales du musée égyptien du Caire. Sa directrice, Sabah Sedik, a précisé à l’AFP que les produits employés sont "des produits spéciaux, utilisés en laboratoire de conservation pour nettoyer et protéger les objets anciens".    KHALED DESOUKI / AFP
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"Merci à ceux qui veillent sur notre sécurité", "Restez chez vous, restez en sécurité" figurent parmi les messages projetés par des faisceaux lumineux sur la pyramide de Kheops pour inciter les Egyptiens à rester confinés.    KHALED DESOUKI / AFP
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Le 23 mars 2020, l'ONU a appelé à "un cessez-le-feu immédiat et mondial" dans les pays en guerre, afin de contribuer à la lutte contre le coronavirus. Pourtant, si les protagonistes du conflit libyen font partie des premiers ayant salué cet appel, il est resté lettre morte. Les hostilités ont repris dans ce pays où le système de santé est au bord de l’effondrement.    AMRU SALAHUDDIEN / AGENCE ANADOLU / AGENCE ANADOLU VIA AFP
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Dans un contexte de guerre, la lutte contre la pandémie est totalement désorganisée, alors porter un masque non homologué n’est véritablement pas un problème. Fayez Serraj, le Premier ministre du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, a déclaré l'état d'urgence en Libye et ordonné une mobilisation nationale contre le virus. Mais dans certaines villes, rester chez soi et risquer les bombardements, ou fuir et se retrouver à la merci du virus, est un dilemme terrifiant pour les populations.    ABDULLAH DOMA / AFP
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Comme Zitouna, la principale mosquée de la médina de Tunis, les édifices religieux ont été désinfectés, puis fermés en Tunisie. Le ministère des Affaires religieuses a formellement démenti les rumeurs sur les réseaux sociaux annonçant leurs réouvertures avant le début du ramadan le 23 avril.      YASSINE GAIDI / ANADOLU AGENCY /AFP
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Dans la station balnéaire très chic et touristique de la ville côtière de La Marsa, au nord-est de Tunis, même les statues respectent les consignes sanitaires. Mais cet été, hôtels et restaurants resteront fermés. Une véritable catastrophe pour cette économie qui représente 14% du PIB et qui a déjà été très affaiblie par les attentats de 2014-2015.    YASSINE GAIDI / ANADOLU AGENCE YASSINE GAIDI /AFP
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P-Guard surnommé Robocop circule dans les rues de Tunis. De sa voix métallique, il demande aux populations "de respecter la loi, de l’appliquer, de ne pas quitter les maisons pour limiter la propagation du virus et ainsi préserver les vies humaines". Télécommandé, équipé de caméras infrarouges et d’imagerie thermique, d’un système d’alarme sonore et lumineuse, il permet de mesurer la température corporelle et de faire respecter le confinement imposé le 22 mars.    FETHI BELAID / AFP
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Un premier cas de coronavirus a été enregistré en Algérie le 17 février. Mais le 13 mars, au 56e acte du Hirak, comme tous les vendredis depuis plus d’an, les manifestants continuent de descendre dans la rue. Faut-il poursuivre la contestation est la question qui fait rage sur les réseaux sociaux et divise profondément les Algériens. Le président Abdelmadjid Tebboune apporte une réponse quelques jours plus tard en interdisant toutes les marches et tous les rassemblements.    BILLAL BENSALEM / NURPHOTO / AFP
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Alors que le pays est confiné, rues et bâtiments des grandes villes algériennes sont désinfectés. Mais une autre polémique apparaît au fil des semaines : faut-il désinfecter les rues avec des produits chimiques ? Pour certains scientifiques, cela est inutile et peut même entraîner des effets secondaires dangereux pour la santé.    REUTERS / RAMZI BOUDINA
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En Algérie, le gouvernement a mis en place des marchés en plein air pour éviter que la foule s’invite à l'intérieur des supermarchés avant le Ramadan. Car depuis plusieurs jours, bousculades, bagarres et files d’attente interminables se multiplient pour acheter de la semoule. Ce produit qui fait partie de l’alimentation de base des Algériens est de plus en plus difficile à trouver. Les autorités affirment que les stocks de blé sont suffisants pour tenir plusieurs mois et exhortent les Algériens à ne pas en acheter de façon excessive.    RYAD KRAMDI / AFP
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Depuis le 20 mars, le Maroc est en état d’urgence sanitaire et le confinement est obligatoire. A Casablanca, pôle de l’économie marocaine, l’hôtel "Hyatt Regency", situé dans le centre historique de la ville, est fermé pour cause de coronavirus. Le soir, certaines chambres sont allumées pour dessiner sur sa façade une fresque lumineuse et dire aux Casablancais : "De tout cœur avec vous."    YOUSSEF BOUDLAL REUTERS /
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Au Maroc, le confinement obligatoire est largement respecté à travers le pays. Mais dans certains quartiers populaires et surpeuplés, comme celui de Takadoum à Rabat, rester enfermé chez soi est difficile. Le soleil pénètre peu dans les maisons aux fenêtres minuscules. Tous les soirs, les forces de sécurité sillonnent à pied les ruelles pour obliger les habitants à rentrer chez eux. Certains observent la scène et la filment avec leurs téléphones portables. Une des rares distractions de la journée.    FADEL SENNA / AFP
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Avant de quitter un hôpital de Sale, une ville en face de Rabat, un malade guéri embrasse le sol. Un acte d’humilité pratiqué par tous les musulmans qui réchappent à une catastrophe.    FADEL SENNA / AFP
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