L'armée britannique débarque au Malawi pour lutter contre le braconnage

Depuis des années, les rangers du parc national de Liwonde, dans le centre du Malawi, poursuivent les braconniers qui déciment éléphants et rhinocéros. Une traque de plus en plus dangereuse: les braconniers sont armés de fusils d'assaut et n'hésitent pas à s'en servir. Mais aujourd’hui, les rangers sont aidés par des soldats britanniques.

"En 2015, ce parc était la proie des trafiquants (...). Heureusement, la situation est aujourd'hui sous contrôle. (…) La victoire définitive contre les cartels est encore loin, (mais) nous sommes en train de gagner la guerre contre la contrebande", assure le directeur des parcs et de la faune du Malawi, Bright Kumchedwa.

Le trafic fait des ravages dans la population d'éléphants du pays. Dans les années 1980, on comptait 4000 têtes. Il n’en restait plus que la moitié en 2015.

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Un programme de formation aux techniques de lutte contre les braconniers a été initié par le prince Harry. Celui-ci s'était rendu au Malawi en 2016 pour aider bénévoles et vétérinaires à déménager 300 éléphants vers la réserve de Nkhotakota, moins visée par les contrebandiers. AFP PHOTO / KENSINGTON PALACE / AFRICAN PARKS / FRANK WEITZER
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Depuis l'aube, sous un soleil de plomb, des rangers quadrillent le parc national de Liwonde, accompagné de soldats de l'armée britannique qui leur prodiguent de précieux conseils pour lutter contre les trafiquants. Ces derniers leur enseignent des techniques militaires adaptées à la protection de la faune. AMOS GUMULIRA / AFP
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Le colonel Michael Geldard (à droite), attaché militaire britannique pour plusieurs pays de la région, est à la tête de la petite équipe d'instructeurs. Il résume la lutte anti-contrebande à un "dangereux jeu du chat et de la souris (…). Nous les entraînons à pister les braconniers" Mais il précise: "Nous sommes ici pour apprendre aux rangers à se protéger des animaux sauvages, pas forcément à tirer sur les contrebandiers"… AMOS GUMULIRA / AFP
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Parmi les sept formateurs, Kingsley Kachoka est sans aucun doute le plus fier de participer à cette mission. Ce sergent de l'armée de Sa Gracieuse Majesté est citoyen du Malawi et se dit ravi "d'aider son pays à lutter contre les trafiquants (…). J'espère un changement car nous apportons de nouvelles compétences." AMOS GUMULIRA / AFP
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Un ranger malawite confie avoir souvent eu peur d'être abattu par un contrebandier. "Maintenant, après mon entraînement avec l'armée britannique, je sais comment me protéger du danger, les autres aussi." AMOS GUMULIRA / AFP
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Craig Reid (à gauche), responsable d’African Parks, une ONG qui gère plusieurs parcs du Malawi, s’entretient avec des soldats britanniques. Très satisfait de leur aide, il espère lancer bientôt un projet de drone qui, dit-il, va faire entrer la lutte contre le braconnage dans une nouvelle ère. "Nous sommes devenus beaucoup plus professionnels dans notre combat contre les trafiquants. (…) La contrebande recule de façon spectaculaire." AMOS GUMULIRA / AFP
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Quelque 27.000 pièges, 43 kilos d'ivoire et des munitions ont été saisis ces deux dernières années dans les parcs. 130 contrebandiers ont été arrêtés pendant la même période, la plupart condamnés à des peines d'au moins six ans de prison. Le gouvernement du Malawi a renforcé son arsenal en 2016 en inscrivant dans la loi des peines maximales de trente ans de réclusion pour les trafiquants. AMOS GUMULIRA / AFP
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