Kenya : dans les bidonvilles de Nairobi, des graffitis pour prévenir la propagation du coronavirus

Le pays a enregistré son premier cas de coronavirus le 13 mars 2020. Depuis, des mesures de distanciation physique et un couvre-feu ont été instaurés. Mais les messages de prévention sont souvent peu audibles des personnes vivant dans les quartiers pauvres.

A Mathare, l’un des deux bidonvilles de Nairobi, il n’est pas toujours facile de faire respecter les consignes de prévention. Des jeunes, nés dans ce bidonville kényan, ont décidé de faire passer les messages de prévention à leur manière. Ils graffent les murs pour inciter les gens à respecter les consignes de protection.

15
Les messages dispensés à la télévision sont trop longs, trop compliqués et parfois en anglais. Très vite, les habitants des bidonvilles ne les écoutent plus. Pour y remédier, Antony Mwelu, un jeune homme de 24 ans créateur de Light Art Club, un média en ligne, a eu l’idée de faire passer ces messages dans un langage simple et compréhensible par tous.    THOMAS MUKOYA / REUTERS
25
Celui qui est né et a grandi à Mathare a demandé au graffeur Brian Musasia Wanyande de s’associer à son projet. Pour cet artiste des rues, l’image est le meilleur vecteur pour faire passer un message car le dessin est universel et compréhensible par tous. Et certains mots utilisés dans ses graffitis sont en sheng, un argot local.    SIMON MAINA / AFP
35
Musasia Wanyande sait que l’image attire l’œil et fascine les gens. Quand il peignait un homme et sa moto-taxi, invitant les gens à plutôt utiliser de l'argent mobile plutôt que des pièces de monnaie, la foule s’arrêtait et photographiait parfois son travail.      THOMAS MUKOYA / REUTERS
45
Le collectif de graffeurs, les Mathare Roots, dont font partie Wanyande et plusieurs autres personnes toutes de Mathare, participent aujourd’hui à ce projet autofinancé, entre autres, par l’argent gagné grâce à l’entreprise de Mwelu.    THOMAS MUKOYA / REUTERS
55
En quelques jours, plusieurs images comme autant de messages de santé pour exhorter les gens à se laver les mains ou porter des masques ont été peintes. Si ces images permettent aux adultes, mais surtout aux plus jeunes, de prendre conscience de la gravité et du danger que représente le coronavirus, alors l’art aura à sa façon remporté une victoire sur la maladie.    BRIAN INGANGA /AP / SIPA
Vous êtes à nouveau en ligne