Au Niger, plus d'un habitant sur dix a besoin d'aide humanitaire

Un enfant porte sur sa tête des provisions dans le village de Sabon Machi, au Niger, le 16 août 2016.
Un enfant porte sur sa tête des provisions dans le village de Sabon Machi, au Niger, le 16 août 2016. (LUIS TATO / AFP)

La sécheresse puis les inondations ont causé un déficit de céréales pour l'année 2018. Une situation encore aggravée par les déplacements de population dus aux exactions de Boko Haram et d'autres groupes jihadites.

La famine s'aggrave au Niger, où quelque 2,3 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire. La raison ? Une crise alimentaire aggravée par les déplacements de gens fuyant les attaques jihadistes. Selon les estimations de l'ONU, publiées samedi 2 février, plus de 10% de la population du pays souffre de cette situation.

D'après l'ONU, 50% des personnes qui sont dans le besoin vivent dans les régions de Tahoua et Tillabéri, dans l'ouest du pays et à la frontière le Mali, théâtre de nombreuses incursions de jihadistes, et dans la région de Diffa, dans le sud-est, où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Cette précarité, dans ce pays sahélien en proie à des crises alimentaires récurrentes, est liée à un déficit céréalier à l'issue de la campagne agricole 2018, engendré par la sécheresse et les inondations, selon des experts. Mais "la détérioration constante de la situation sécuritaire" a accentué le déplacement forcé des populations, provoquant un accroissement des besoins humanitaires, selon l'ONU.

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