Selon le président nigérien, les quatre Français enlevés au Niger "sont vivants"

Les photographies floutées de Pierre Legrand, Marc Feret, Daniel Larribe et Thierry Dole, enlevés à Arlit (Niger) le 10 septembre 2010.
Les photographies floutées de Pierre Legrand, Marc Feret, Daniel Larribe et Thierry Dole, enlevés à Arlit (Niger) le 10 septembre 2010.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a précisé que le lieu de détention des quatre otages français enlevés en 2010 à Arlit, au Niger, restait inconnu.

Les quatre Français enlevés au Niger en 2010 sont vivants, selon le président nigérien. Dans un entretien diffusé samedi 11 mai sur France 24, Mahamadou Issoufou revient sur la situation de Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Féret et Pierre Legrand, kidnappés deux ans et demi auparavant sur un site d'Areva à Arlit, dans le nord du Niger, par Al-Quaïda au Maghreb islamique. 

Les dernières nouvelles sur les quatre otages français diffusées publiquement par les autorités françaises datent de janvier. Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, avait alors expliqué qu'ils étaient "en bonne santé". Mais François Hollande a laissé entendre le 19 avril que la France n'avait pas de contacts avec leurs ravisseurs.

"Pas d'informations précises" sur leur lieu de détention

"Jusqu'ici les informations que nous avons permettent de dire qu'ils sont en vie", a déclaré Mahamadou Issoufou, qui a rencontré vendredi à Paris François Hollande. "Mais où sont-ils ? Il est extrêmement difficile de le dire. Ils peuvent être au Mali, dans l'extrême nord, près de la frontière avec la Mauritanie. Ils peuvent être en Libye ou ailleurs mais on n'a pas d'informations précises sur le lieu où ils sont détenus."

Les familles des quatre otages ont demandé que les recherches entreprises dans le nord du Mali par les troupes françaises cessent "car elles représentent un risque terrible pour les otages", dans un communiqué publié le 1er mai. "Nous attendons que l'État fasse preuve d'efficacité pour renouer les contacts et négocier avant qu'il ne soit trop tard", soulignaient les familles.

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