Génocide rwandais : l'Elysée déclassifie les documents de la présidence

Des archives sur le génocide rwandais à Kigali, au Rwanda, le 26 février 2014.
Des archives sur le génocide rwandais à Kigali, au Rwanda, le 26 février 2014. (STEPHANIE AGLIETTI / AFP)

Les fichiers, qui couvrent la période 1990-1995, seront à la disposition des chercheurs ou des associations de victimes, assure la présidence française.

L'Elysée a déclassifié, mardi 7 avril, les archives de la présidence française sur le Rwanda pour la période 1990 à 1995. Une décision qui intervient au jour du 21e anniversaire du déclenchement du génocide rwandais, le 7 avril 1994, a indiqué l'entourage du président François Hollande. L'association Survie réclamait cette déclassification depuis plusieurs mois.

La décision a été signée par le secrétaire général Jean-Pierre Jouyet en présence de Dominique Bertinotti, ancienne ministre et mandataire des archives de la présidence de François Mitterrand, a précisé l'Elysée. "Le président [François Hollande] avait annoncé, il y a un an, que la France devrait faire preuve de transparence et faciliter le travail de mémoire sur cette période", a ajouté l'entourage du chef de l'Etat.

Des documents de premier ordre pour les historiens

Depuis l'annonce du président, le recensement des archives a été "lancé et coordonné" par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), les documents mêlant des notes des conseillers diplomatiques et militaires de l'Elysée, mais aussi des comptes-rendus de conseils restreints de défense ou de réunions ministériels.

Les documents déclassifiés seront à la disposition des chercheurs ou des associations de victimes, souligne la présidence française. Les massacres de 1994, perpétrés par des extrémistes hutus essentiellement contre la minorité tutsi, avaient fait quelque 800 000 morts en quelques mois. 

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