République démocratique du Congo : la Cour constitutionnelle valide la victoire de Félix Tshisekedi

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, le 15 janvier 2019 à Kinshasa. 
La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, le 15 janvier 2019 à Kinshasa.  (TONY KARUMBA / AFP)

Son adversaire, Martin Fayulu, a immédiatement appelé la communauté internationale à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale".

Félix Tshisekedi a été définitivement proclamé, dimanche 20 janvier, cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) par la Cour constitutionnelle. Agé de 55 ans, il succède au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila. C'est officiellement la première transmission pacifique du pouvoir depuis l'indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Son adversaire, l'autre opposant Martin Fayulu, a toutefois immédiatement appelé la communauté internationale à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale", se proclamant "le seul président légitime". Le candidat battu avait dénoncé un "putsch électoral" du président sortant avec la "complicité" de Félix Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Martin Fayulu a été conforté dans ses affirmations par la publication dans la presse internationale et par le Groupe des experts sur le Congo (GEC) des propres estimations de l'influente Eglise catholique et de documents qui auraient fuité de la Commission électorale. Ces deux sources lui accordaient la victoire à 60%.

La Cour a validé tels quels les résultats provisoires annoncés le 10 janvier par la Commission électorale (Céni), donnant Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%). 

Vous êtes à nouveau en ligne