RDC : une épidémie d'Ebola fait 100 morts en trois semaines

Des médecins de la Croix-Rouge enterrent une victime du virus Ebola, dans la ville de Butembo, en République démocratique du Congo, le 28 mars 2019. 
Des médecins de la Croix-Rouge enterrent une victime du virus Ebola, dans la ville de Butembo, en République démocratique du Congo, le 28 mars 2019.  (BAZ RATNER / REUTERS)

Il s'agit de la dixième épidémie de fièvre hémorragique sur le sol congolais depuis 1976 et de la plus grave dans l'histoire de la maladie après celle qui avait tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l'Ouest en 2014.

L'épidémie d'Ebola dans le nord-est de la République démocratique du Congo a fait 100 morts en moins de trois semaines, selon le dernier décompte quotidien du ministère de la Santé publié vendredi 5 avril. Depuis que l'épidémie a été déclarée, le 1er août, elle a fait plus de 700 morts dans le pays. "Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 1 117, dont 1 051 confirmés et 66 probables. Au total, il y a eu 702 décès (636 confirmés et 66 probables) et 339 personnes guéries", selon les dernières statistiques du ministère en date du 4 avril. De plus, 295 cas suspects sont en cours d'investigation, d'après le ministère.

L'épidémie a été déclarée dans la province du nord-Kivu et marginalement en Ituri voisine. L'épicentre s'est déplacé de Mangina, en zone rurale, à la ville de Beni, puis actuellement à Butembo-Katwa. Il n'aura fallu que trois semaines pour passer de 600 à 700 décès, soit une certaine accélération de l'épidémie après l'attaque par des groupes armés des deux centres de traitement de Butembo et Katwa ces dernières semaines.

Une vaste campagne de vaccination

Pour la première fois, les populations sont vaccinées à grande échelle. Plus de 95 000 personnes ont reçu une dose du rVSV-Zebov des laboratoires Merck, selon le ministère de la Santé. Cette campagne a permis de sauver des milliers de vies, d'après lui.

Il s'agit de la dixième épidémie de fièvre hémorragique sur le sol congolais depuis 1976 et de la plus grave dans l'histoire de la maladie après celle qui avait tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2014.

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