RD Congo. Valérie Trierweiler et Jacques Chirac interpellent l'ONU

Des militaires rebelles du M23, le 30 novembre 2012, dans l\'est de la République démocratique du Congo.
Des militaires rebelles du M23, le 30 novembre 2012, dans l'est de la République démocratique du Congo. (PHIL MOORE / AFP)

Une vingtaine de personnalités s'indignent de la terreur exercée par les rebelles du M23 sur les populations du Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Connaissez-vous le Kivu ? Un drame s'y joue. En ce moment même. Avec déjà des millions de morts et d'autres millions de vies dévastées." Dans un texte paru mardi 25 décembre dans Le Monde, une vingtaine de personnalités s'indignent de la terreur exercée par les rebelles du M23 au Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"D'où viennent-ils ? Ils ravagent et ils tuent. Et ils violent. Ils violent par centaines de milliers les femmes et les enfants pour terroriser la population. Ils violent pour détruire. Ils violent pour arracher à jamais les identités. Et les enfants qu'ils n'ont pas massacrés, ils les enrôlent de force", écrivent les auteurs de cette tribune, parmi lesquels figurent l'ex-président français Jacques Chirac, l'actuelle Première dame, Valérie Trierweiler, l'ancien ministre socialiste Robert Badinter, l'ancien boxeur Mohamed Ali ou encore l'essayiste et ancien diplomate Stéphane Hessel.

"Pendant ce temps-là, les dix-sept mille soldats de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) attendent une résolution du Conseil de sécurité qui leur permettrait d'agir. Un drame que la communauté internationale pourrait arrêter. A l'instant. Il lui suffirait de donner l'ordre aux dix-sept mille soldats de faire leur métier et de remplir leur mandat. Leur métier de soldat. Et leur mission de garantir la paix et la dignité de l'espèce humaine", affirment les signataires de ce texte intitulé "Au Kivu, on viole et massacre dans le silence".

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