Quel rôle pour la France dans l'arrestation de Gbagbo ?

(Radio France © France Info)

Quel rôle ? "Aucun", affirme la France. Officiellement, la force Licorne et les troupes de l'Onuci étaient là "en soutien de l'opération". L'État-major français assure qu'aucun soldat tricolore n'est entré dans les jardins ou la résidence de l'ancien président ivoirien. Aucun membre des forces spéciales non plus, déclare la France. Celles-là même que le camp Gabgbo accuse d'avoir été en première ligne dans cette arrestation.

Pour le porte-parole de Laurent Gbagbo à Paris, Toussaint Alain, les rôles sont clairement établis : l'ex-président ivoirien aurait été "arrêté par les forces spéciales françaises et remis à des chefs de la rébellion".
_ Des propos corroborés par Guy Labertit, ancien délégué PS à l'Afrique et proche de Gbagbo qui a déclaré que c'était "des chars français qui

En milieu de journée cependant, une colonne de blindés des forces françaises s'était approchée de la résidence de Gbagbo, opération pour éviter "un bain de sang", selon un porte-parole de Licorne. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy s'est entretenu longuement dans l'après-midi avec Alassane Ouattara.
_ Pour certains spécialistes de l'Afrique comme Antoine Glaser, ceci démontre bien que "si ce n'est pas une main française qui s'est posée sur l'épaule de Laurent Gbagbo en disant 'je vous arrête', toute la logistique est française".

Les bombardements français contre les derniers bastions des partisans de Gbagbo ces derniers jours ont en tout état de cause ouvert la voie aux hommes de Ouattara. Des tirs pour "neutraliser les armes lourdes utilisées contre la population civile", après les "attaques" et les "exactions" attribuées au camp Gbagbo, a précisé l'Élysée.

Vous êtes à nouveau en ligne