Quel avenir pour la Libye après la chute du régime de Kadhafi ?

(Radio France © France Info)

Les combats se poursuivaient lundi matin autour de la résidence de Mouammar Khadafi à Tripoli. Il semble que les heures du "guide suprême" soient définitivement comptées. Ses fils ont été capturés et les rebelles contrôlent déjà 80% de la capitale libyenne. Que faut-il attendre de l'après Kadhafi ? _ Analyses, éclairages et témoignages toute la journée sur France Info.

"Kadhafi n’a plus les moyens de résister mais peut livrer un baroud d’honneur" - Pascal Boniface, politologue et directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques, estime que le sort du régime Kadhafi est scellé. Ce qui se passe en ce moment est aussi la preuve que le pouvoir du colonel Kadhafi ne reposait que "sur une portion minoritaire de la population libyenne et tenait surtout par les forces répressives."
_ La suite ? Le "scénario rose" : le CNT se dissout, des élections et une Libye qui peut enfin profiter de ses immenses richesses. Mais un "scénario catastrophe" n'est pas exclu : des affrontements internes chez les insurgés, et un chaos qui s'installe...

"La fin de Kadhafi sera probablement tragique" - Asni Habidi, directeur du centre d’études du monde arabe à Genève, souligne que l'élément déterminant a été que "les chefs de la sécurité de Tripoli ont livré la capitale aux insurgés". Question : Kadhafi sera-t-il jugé, et si oui par qui ? Une juridiction libyenne ou la justice internationale ?

"Il va falloir maintenant que cette alliance militaire qui n’a pas complètement dit son nom se traduise en une alliance politique" - Gilles Kepel, politologue, spécialiste du monde arabe, rappelle que le CNT connaît déjà des différends, et que l'enjeu essentiel des semaines qui viennent est la possibilité d'une "réconciliation nationale , dans un pays très fragmenté autour de lignes tribales : quelle forme va pouvoir prendre la Libye post-kadhafienne ?"

"Sans l'OTAN, on n'y serait jamais arrivé" - Maram habite au cœur de Tripoli. Cette franco-libyenne vit ses premiers moments de liberté.

L'opposante Eptisam, Libyenne réfugiée à Paris, espère " une société démocratique, un pays de droits".

" Maintenant, on va enfin avoir un vrai pays, une vraie économie, une justice, des écoles avec un vrai programme scolaire, un pays libre

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