Coronavirus : le Maroc envoie masques et médicaments à 15 pays africains

Le personnel soignant de l\'hôpital de Rabat note les informations relatives aux sujets marocains testés positifs au Covid-19, le 27 mai 2020.
Le personnel soignant de l'hôpital de Rabat note les informations relatives aux sujets marocains testés positifs au Covid-19, le 27 mai 2020. (FADEL SENNA / AFP)

Le pays a commencé, le 14 juin 2020, à envoyer huit millions de masques sanitaires et 75 000 boîtes de chloroquine à une quinzaine de pays africains, pour les aider à lutter contre le nouveau coronavirus.

Le soft power marocain en action... Pour aider "les pays frères africains" à lutter contre le coronavirus, le Maroc a commencé à envoyer, le 14 juin 2020, 8 millions de masques, 30 000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que 75 000 boîtes de chloroquine, un médicament produit et utilisé au Maroc contre le Covid-19.

L'aide inclut également 900 000 visières, 600 000 charlottes et 60 000 blouses destinées au personnel hospitalier, ainsi que 15 000 boîtes d’Azithromycine, antibiotique associé à la chloroquine dans le traitement préconisé notamment par le professeur Raoult, basé à Marseille. Le Maroc et les pays africains ne prennent pas en compte les doutes émis par plusieurs études scientifiques sur l'efficacité de la chloroquine. 

Maroc, puissance africaine

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères marocain affirme que cette aide vise à fournir du matériel médical préventif, afin "d’accompagner les pays africains frères" dans leurs efforts de lutte contre la pandémie du Covid-19. Tous ces produits et équipements sont fabriqués au Maroc, suivant les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), affirme ce communiqué.

Ils seront envoyés à une quinzaine de pays : Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, eSwatini, Guinée, Guinée-Bissau, Malawi, Mauritanie, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal,  Tanzanie,  Tchad et enfin Zambie.

Le roi Mohammed VI avait annoncé en avril le lancement d'une "action de solidarité" en faveur des pays africains pour permettre "un partage d'expériences" dans la gestion de la pandémie. Le royaume a multiplié les initiatives diplomatiques et les investissements ces dernières années en Afrique. Cultivant son "soft power" sur le continent, depuis son retour dans l’Union Africaine.

Le Maroc a également montré ses capacité et son efficacité face au Covid durant cette crise sanitaire. Soignant au passage son image en Afrique, mais aussi auprès des touristes européens.
Il est vrai que les 35 millions d'habitants du pays ont été relativement épargnés, avec près de 9 000 cas de contamination et 212 décès officiellement recensés. Toujours selon les autorités, l'épidémie est aujourd'hui maîtrisée puisque le pays compte actuellement 700 cas actifs Covid-19, pour la plupart "dans un état de santé rassurant et stable".

Le bout du tunnel en vue

Le pays a d’ailleurs commencé un déconfinement lent et progressif depuis le 11 juin 2020 en commençant par les zones les moins peuplées. Mais les restrictions ont été maintenues dans les grandes villes du pays. Plusieurs nouveaux foyers ont été détectés ces derniers jours dans une usine textile de Kénitra, à Marrakech et Casablanca, montrant que le virus est toujours actif, mais vite détecté…

Afin de libérer des places dans les hôpitaux du royaume pour les autres types de maladies et les touristes à venir, tous les futurs cas de Covid seront regroupés dans deux structures sanitaires localisées à Benslimane et Benguérir. Ce regroupement s’accompagnera de la poursuite des dépistages massifs de l’ensemble des personnes contacts sur tout le territoire national.

Cette mesure permettra d’accélérer, à partir du 20 juin, le processus de levée progressive du confinement et ce, avec l’idée toujours présente d’une ouverture aux touristes européens début juillet, si la situation reste maîtrisée.

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