Paris dément avoir participé aux combats au Tchad

(Radio France © REUTERS / Ho New)

Selon le quotidien La Croix, les troupes spéciales françaises ont participé aux combats de l'armée tchadienne contre les rebelles. Faux, répond le ministère de la Défense, qui assure que l'intervention française au Tchad se limite à une aide logistique et aux opérations d'évacuation de ressortissants étrangers.

Des troupes françaises engagées aux côtés de l'armée tchadienne, aidant le président Déby à lutter contre les rebelles qui menacent son pouvoir ? C'est ce qu'affirme ce matin La Croix. Le quotidien catholique assure que des "informations livrées par des diplomates et des militaires français" font état d'une intervention militaire française au Tchad : "des
officiers français ont notamment coordonné l'attaque menée le 1er
février par l'armée tchadienne contre la colonne rebelle à Massaguet", aux portes de N'Djamena. Selon le journal, la France a aussi "fait livrer des
munitions par la Libye".

Démenti immédiat du gouvernement. "Contrairement à cet article, aucun soldat français ni aucune
force spéciale n'ont été engagés en appui ou en opposition de qui
que ce soit", selon le porte-parole adjoint du ministère de la Défense. "Les soldats français ont en revanche mené des opérations de
protection et d'extraction de ressortissants français et de la
communauté internationale, et ont facilité le départ par avion
militaire pour ceux qui le souhaitaient".

L'état-major indique que les militaires français ont bien ouvert le feu, mais seulement pour riposter à des tirs les visant. Et que la France a fourni au Tchad des "renseignements". Mais dément que les troupes françaises aient directement participé aux combats.

1.200 ressortissants étrangers évacués par l'armée française

Liée au Tchad par un accord de coopération militaire, la France a soutenu publiquement le président Déby face aux rebelles. Le ministre de la défense, Hervé Morin, s’est rendu à N’Djamena mercredi matin.

L'armée française a évacué par avion vers Libreville quelque 1.200
ressortissants étrangers, dont une majorité de Français. Ceux qui sont restés dans la capitale tchadienne sont désormais autorisés à regagner leur domicile, l'ambassade de France ayant levé la consigne de regroupement.
_ Les rebelles seraient aujourd'hui à 400 kilomètres de N'Djamena.