Retour des otages : Emmanuel Macron n'a pas pris la parole pour "ne pas se mettre en avant", c'est "une forme de tact"

Gaspard Gantzer, le 11 octobre 2018 à l\'Elysée Montmartre, à Paris.
Gaspard Gantzer, le 11 octobre 2018 à l'Elysée Montmartre, à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

Emmanuel Macron a accueilli samedi soir les deux ex-otages du Bénin sur le tarmac de la base aérienne 107 Villacoublay, mais il n'a pas pris la parole. "Un fait rare" pour Gaspard Gantzer, invité samedi de franceinfo.

Emmanuel Macron a accueilli samedi 11 mai les deux ex-otages du Bénin sur le tarmac de l'aéroport militaire Villacoublay. Mais face aux caméras, il n'a pas pris la parole, laissant ses deux ministres, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, prononcer un discours.

"C'est un fait rare", a souligné samedi 11 mai sur franceinfo Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande. Selon lui, Emmanuel Macron "n'a pas voulu se mettre en avant". "C'est une forme de tact", estime Gaspard Gantzer. "Peut-être aussi qu'il se réserve pour l'hommage national qui sera rendu mardi pour parler des deux soldats morts, sans rentrer dans la polémique qu'on a vu naître au cours des dernières heures sur la responsabilité des deux personnes qui ont été prises en otage", a-t-il ajouté.

Les anciens chefs d'État prenaient la parole

L'ancien conseiller de François Hollande rappelle que Nicolas Sarkozy et François Hollande "prenaient systématiquement la parole, même très brièvement, pour se réjouir du retour de l'otage". Emmanuel Macron "ne l'a pas fait".

"Si on est positif, on peut se dire que c'est parce qu'il a voulu ne pas mettre sa personne en avant. Si on est un peu plus négatif, on peut se dire qu'il n'a voulu se retrouver piégé dans ce qui commençait à être une polémique et laisser plutôt ses ministres prendre la parole en premier", a-t-il expliqué.

Gaspard Gantzer souligne également que les deux ex-otages "ont bien fait de faire une sorte de mea culpa" lors de leur prise de parole "pour reconnaitre qu'ils n'étaient pas au bon endroit et qu'elles avaient pris des risques inconsidérés".

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