VIDEO. Otages du Niger : "Il est très vraisemblable qu'une rançon ait été versée"

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Pour la journaliste Dorothée Moisan, qui publie chez Fayard "Rançons : une enquête sur le business de otages", "il est très possible, très vraisemblable, qu'une rançon ait été versée." Elle explique pourquoi sur le plateau du Grand Soir 3.

"Pas d'assaut, pas de rançon", c'est la thèse officielle du gouvernement français au jour de la libération des quatre otages français détenus par Aqmi au Niger. Or Dorothée Moisan, auteure d'une enquête sur le "business des otages", rappelle qu'il y a deux ans et demi, lors de la libération des trois autres otages d'Arlit - Françoise Larribe, un ressortissant togolais et un malgache - une rançon de près de 13 millions d'euros avait été versée par Areva et Vinci.

Difficile de croire qu'Aqmi ait pu libérer quatre hommes français sans contrepartie, alors que son chef d'alors, Abou Zeid, savait qu'il pouvait demander plus de 4 millions par otage, puisque cette somme avait été versée pour une femme ainsi que pour deux Africains, de moindre valeur à ses yeux. Dorothée Moisan juge donc "très possible, très vraisemblable, qu'une rançon ait été versée." [même si] "le montant est un peu compliqué à évoquer aujourd'hui".

 

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