Otages au Niger : la rançon a probablement été versée par Areva et Vinci

Le président de la République, François Hollande, les ministres Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, et les ex-otages, le 31 octobre 2013 à Villacoublay (Yvelines).
Le président de la République, François Hollande, les ministres Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, et les ex-otages, le 31 octobre 2013 à Villacoublay (Yvelines). (FRANÇOIS GUILLOT / AFP)

Selon plusieurs sources citées par l'AFP, la rançon pour libérer les quatre otages d'Arlit n'a pas été versée par l'Etat, mais par leurs employeurs.

Areva et Vinci auraient payé pour la libération des otages d'Arlit. Selon plusieurs sources citées par l'AFP jeudi 31 octobre, ce n'est pas l'Etat français, mais plus probablement les employeurs des otages qui ont versé la rançon pour libérer Daniel Larribe, Thierry Dol, Pierre Legrand et Marc Féret.

Ces sources, contactées par Dorothée Moisan, journaliste à l'AFP et auteur d'un ouvrage sur le sujet, Rançons, le business des otages (Fayard, 2013), contestent vigoureusement les informations publiées mercredi par Le Monde selon lesquelles "l'argent a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement" français.

Aqmi va rendre publique la rançon

La rançon avoisinerait les 20 millions d'euros, un chiffre crédible au vu des 13 millions d'euros versés deux ans et demi plus tôt pour la libération de Françoise Larribe, l'épouse de Daniel. "Il n'y a pas d'illusion à se faire, le vrai montant sortira bientôt", explique un négociateur sahélien. "Al-Qaïda au Maghreb islamique va la publiciser, car il ne faut pas oublier qu'eux considèrent cette rançon comme une victoire."

Mercredi soir, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait assuré qu'aucun "argent public" n'avait été versé.