VIDÉO. Le business des mères-porteuses au Nigeria

FLORIAN PLAUCHEUR / AFPTV / AFP

Le statut de la gestation pour autrui (GPA) est très particulier au Nigeria. N’étant pas encadrée par la loi, la GPA n’est ni autorisée, ni interdite. Le sujet est très mal vu, tant chez les chrétiens, que chez les musulmans. Dans cette ambiance, parents et mères-porteuses sont très vulnérables.

C’est un pays où donner la vie est très dangereux. On compte 840 décès en couches pour 100 000 naissances. Soit cent fois plus que dans l’Union européenne. C’est aussi un pays où les femmes sont mariées très jeunes et sont subissent donc des grossesses précoces. Un âge où les complications peuvent se révéler dangereuses et conduire à l’infécondité.

Infécondité chronique

Les raisons de l’infécondité chronique qui sévit dans le pays sont bien connues. Infections postérieures aux accouchements ou aux avortements, MST, et on l’a dit, activité sexuelle précoce.

Cette infécondité a ainsi entraîné le développement des pratiques de fécondation in vitro (FIV) et de gestation pour autrui (GPA). Cette dernière pratique a même des racines historiques dans certains clans polygames, igbo ou yoruba. Une mère porteuse suppléait une épouse inféconde.

Les techniques modernes d’insémination coûtent cher. La rémunération d’une mère porteuse est également élevée. 5 000 dollars pour des jumeaux raconte Ada à l’AFP. Autant dire que tous les couples ne peuvent avoir recourt à cette solution.

Alternative à la GPA "officielle", les "usines à bébés". Dans ces maternités clandestines, de jeunes femmes accouchent sous X, après avoir été victimes d’un viol ou enceintes d’un bébé non désiré. Certaines même destinent cet enfant à l’abandon au profit d’une mère stérile. Partout l’opacité règne, sans que, pour l’heure, les autorités ne semblent vouloir y mettre de l’ordre.

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