Nigeria : plus de 30 000 personnes ont fui leur foyer en trois semaines après des attaques de Boko Haram

Des personnes marchent dans les rues de Sajeri, dans les faubourgs de Maiduguri, capitale de l\'Etat du Borno, au Nigeria, le 8 janvier 2019.
Des personnes marchent dans les rues de Sajeri, dans les faubourgs de Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno, au Nigeria, le 8 janvier 2019. (AUDU MARTE / AFP)

On estime que 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer dans la région du lac Tchad en raison des raids de l'organisation islamiste.

Les Nations unies évoquent une "tragédie humanitaire". Plus de 30 000 personnes se sont réfugiées à Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, depuis le 20 décembre, à la suite d'une recrudescence des combats entre l'armée nigériane et le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé l'ONU mercredi 9 janvier.

Les chiffres officiels disponibles évoquaient jusqu'à présent seulement quelques milliers de déplacés. "Les Nations unies sont extrêmement inquiètes des conséquences des violences sur les populations civiles, dans le nord-est du Nigeria, particulièrement dans l'Etat du Borno", une région au cœur du conflit qui ravage le pays depuis près de dix ans, a dénoncé le coordinateur de l'ONU pour le Nigeria, après une visite dans les camps.

On estime que 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer dans la région du lac Tchad. Le président nigérian, Muhammadu Buhari, qui avait régulièrement affirmé depuis décembre 2015 que l'insurrection islamiste était "techniquement vaincue", a d'ailleurs reconnu lundi que l'armée essuyait des revers dans sa lutte contre Boko Haram. Le conflit a fait plus de 27 000 morts depuis 2009.

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