L'ex-otage français Francis Collomp est mort

L\'ex-otage Francis Collomp lors de son retour à La Réunion, le 25 novembre 2013.
L'ex-otage Francis Collomp lors de son retour à La Réunion, le 25 novembre 2013. (RICHARD BOUHET / AFP)

Cet ingénieur avait été détenu au Nigéria par le groupe islamiste Ansaru de décembre 2012 à novembre 2013, avant de fuir ses ravisseurs.

L'ex-otage français Francis Collomp, détenu au Nigéria par le groupe islamiste Ansaru de décembre 2012 à novembre 2013, est mort mercredi 12 juin "des suites d'une longue maladie", selon sa famille. Cet ingénieur à la retraite de 70 ans avait été enlevé alors qu'il effectuait une mission pour une société spécialisée dans les énergies renouvelables dans le nord du pays. Ses ravisseurs avaient attaqué la résidence où logeaient les cadres de l'entreprise, tuant un agent de sécurité et un voisin, tous deux Nigérians, avant de repartir avec leur otage.

Une évasion "digne d'un roman d'aventure"

A La Réunion, où vivait Francis Collomp, une grande solidarité s'était mise en place. Plusieurs actions de soutien avaient été organisées. La première preuve de vie de l'ingénieur n'était arrivée que le vendredi 27 septembre 2013, 283 jours après son enlèvement. Quelques semaines plus tard, le samedi 16 novembre 2013, Francis Collomp était parvenu à s'enfuir dans des conditions "dignes d'un roman d'aventures", selon les mots de François Hollande, alors président de la République.

"Ils priaient toujours pendant quinze minutes et, là, ils n'avaient pas verrouillé la porte de la cellule. Je suis sorti et je me suis mis à courir. J'ai arrêté un taxi-moto et je lui ai demandé de m'emmener au poste de police le plus proche. C'est de là que l'ambassade de France a été prévenue", avait raconté l'ex-otage à son retour. En 2015, l'ingénieur avait publié L'Evasion, un livre témoignage dans lequel il raconte sa captivité.

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