Et la lumière fut... à partir de l'urine

En Afrique du Sud, la fourniture d\'électricité reste problématique et les coupures courantes.
En Afrique du Sud, la fourniture d'électricité reste problématique et les coupures courantes. (AFP/Rodger Bosch)

Une collégienne nigériane fait sensation depuis quelques semaines. Elle a imaginé extraire l'hydrogène de l'urine pour fabriquer de l'électricité. En Afrique, les coupures de courant sont endémiques et le manque d'énergie est un frein au développement. Mais si l'hydrogène permet d'alimenter des groupes électrogènes, il faut malheureusement de l'énergie pour l'isoler.

Il suffit de lancer une électrolyse et le tour est joué. L'hydrogène contenu dans l'urine peut donner de l'électricité. Une véritable manne en fait. Six heures d'électricité pour un litre. Or, un humain produit entre un demi et deux litres d'urine par jour. 

Il fallait y penser! Et, plus étonnant encore, c'est une collégienne qui en a eu l'idée. Il faut dire qu'au Nigeria, comme presque partout en Afrique, l'alimentation en électricité est un problème majeur. Les accidents sont fréquents et parfois mortels, comme à Douala, au Cameroun, en février 2013. Très concernée donc, la demoiselle a développé le projet en classe.

Le groupe électrogène fonctionne avec une caractéristique essentielle: il ne pollue pas, ne produit aucune émanation toxique. La jeune fille avait été frappée par un fait divers dramatique. Une famille décimée par le monoxyde de carbone.

C'est, avouons-le, le seul réel intérêt du procédé. Le rêve d'une énergie gratuite n'est pas pour demain. Car séparer l'hydrogène de l'urine est aussi très gourmand en énergie. Pas sûr que cela soit très rentable.
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