Nigeria : près d'un demi-millier de femmes et d'enfants délivrés de Boko Haram

Cette photo de l\'armée nigériane publiée le 30 avril 2015 présente des otages de Boko Haram libérés.
Cette photo de l'armée nigériane publiée le 30 avril 2015 présente des otages de Boko Haram libérés. (NIGERIAN ARMY / AFP)

L'armée nigériane a lancé une offensive contre un repaire du groupe islamiste.

Près d'un demi-millier de femmes et d'enfants retirés des griffes de Boko Haram. Depuis mardi 28 avril, les libérations se succèdent dans le nord-est du Nigeria, selon l'armée du pays. Cette dernière a lancé une offensive contre le groupe islamiste.

"Conditions inhumaines" 

L'armée a annoncé jeudi la libération de 160 femmes et enfants. Mardi, un autre groupe de 300 captives avait été délivré. Il y a "grand espoir" que d'autres otages seront libérés des "terroristes", a affirmé jeudi le porte-parole des armées, Chris Olukolade, devant la presse à Abuja. Selon lui, l'armée va désormais "complètement" ratisser la forêt de Sambisa, la zone visée par une campagne de bombardements aériens et où ont été retrouvés les captifs cette semaine.

Les otages étaient retenus dans "des conditions très sévères et inhumaines", selon le porte-parole, qui a décrit la forêt de Sambisa comme le "dernier bastion" des insurgés dans le nord-est du pays.

Travail forcé et esclavage sexuel

Ces libérations sont "une source de grande réjouissance, mais ce n'est que le sommet de l'iceberg", a souligné Netsanet Belay, directeur de recherche pour l'Afrique d'Amnesty International. Il y a "des milliers de filles et de femmes, de garçons et d'hommes, qui ont été enlevés par Boko Haram", a-t-il rappelé.

Selon Amnesty, environ 2 000 femmes ont été kidnappées depuis le début de 2014 par le mouvement islamiste. Selon les témoignages recueillis par cette organisation de défense des droits de l'homme, les filles et femmes enlevées sont soumises notamment au travail forcé et à l'esclavage sexuel.

 

Vous êtes à nouveau en ligne