Le Niger se dote d’une loi sur la protection des personnes déplacées

Des personnes déplacées dans un camp du village de Kidjendi près de Diffa, dans le sud-est du Niger, en juin 2016.
Des personnes déplacées dans un camp du village de Kidjendi près de Diffa, dans le sud-est du Niger, en juin 2016. (ISSOUF SANOGO / AFP)

Le parlement nigérien a adopté, le 3 décembre 2018, une loi nationale sur la protection et l’assistance des personnes déplacées dans leur propre pays. Une première en Afrique.

Le Niger avait déjà ratifié la Convention de Kampala, un traité adopté par l’Union africaine en 2009, pour faire face au fléau du déplacement, qui touche particulièrement l’Afrique. Le pays fait un pas de plus en intégrant ce texte dans le droit national.

170 000 déplacés

En adoptant une loi pour les déplacés, le Niger s’engage à soutenir ses ressortissants forcés à l’exode dans leur propre pays. Depuis 2015, plus de 170 000 personnes ont été obligées de fuir leur maison à cause des incursions de groupes djihadistes dans des régions frontalières avec le Mali ou le Nigeria, comme Diffa, Tillaberi et Tahoua.

Protection et assistance

Selon la nouvelle loi, le Niger est responsable de la protection et de l’assistance à ses ressortissants déplacés. Il s’agit de prévenir la fuite des civils dans les zones touchées par les violences et de fournir une aide urgente à ces personnes. L’Etat devra également intervenir pour empêcher le déplacement des civils en raison de conflits fonciers.


Le Niger, l’un des pays les plus pauvres au monde, n’assumera pas seul ces responsabilités. Il continuera à être soutenu par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui aide aussi les déplacés internes.

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