L'Association française des victimes du terrorisme va porter plainte après la diffusion des photos des humanitaires tués au Niger

Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l\'Association française des victimes du terrorisme.
Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l'Association française des victimes du terrorisme. (DIRK WAEM / BELGA)

Selon Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l'association, ces clichés proviennent de deux sources, probablement sur place au Niger, mais ont ensuite été relayées par des comptes extrémistes.

L'Association française des victimes du terrorisme annonce qu'elle va porter plainte contre X après la diffusion sur les réseaux sociaux des photos des corps des humanitaires tués au Niger, a appris franceinfo auprès du directeur général de l'association, Guillaume Denoix de Saint Marc.

"D'une part il y a des photos qui ne devraient pas circuler, d’autre part ces photos sont des incitations à la haine et c'est insupportable, donc nous allons porter plainte contre X, à la fois par rapport à ceux qui ont pris ces photos, à ceux qui les diffusent et ceux qui les relaient", a indiqué Guillaume Denoix de Saint Marc ce mardi soir à franceinfo, en marge de la réunion avec les familles des victimes au ministère des Affaires étrangères.

Des images relayées par des comptes d'extrême droite et de la mouvance jihadiste

Quelques heures seulement après l'attaque de dimanche, des photos montrant des corps ensanglantés circulaient déjà sur internet. "Il y a notamment sur le réseau twitter des photos qui circulent, c'est très choquant. Des familles l'ont découvert, imaginez le choc que c'est que de voir des photos des corps de leurs proches qui circulent, c'est inadmissible", explique Jérôme Bertin, de l'association France Victimes. Twitter a déjà supprimé plusieurs comptes qui avaient diffusé ces photos.

Selon l'association française des victimes du terrorisme, ces clichés proviennent de deux sources, probablement sur place au Niger. Mais ensuite les images ont été relayées, retweetées en France, notamment par des comptes d'extrême droite et par des comptes de la mouvance jihadiste.

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