Mali : une nouvelle alliance jihadiste revendique l'attaque fatale à un soldat français

Des soldats français de l\'opération Barkhane effectuent une mission de surveillance à Gao (Mali), le 13 janvier 2017.
Des soldats français de l'opération Barkhane effectuent une mission de surveillance à Gao (Mali), le 13 janvier 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Paris avait annoncé la mort du militaire français dans "un accrochage avec des terroristes", mercredi 5 avril.

Le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", nouvelle formation jihadiste réunissant plusieurs groupes du Sahel, a revendiqué, vendredi 7 avril, l'attaque qui a coûté la vie à un militaire français au Mali mercredi 5 avril. L'alliance jihadiste affirme que le soldat est tombé "dans une embuscade dans la région de Douentza" au Mali, près de la frontière burkinabè.

Paris avait annoncé la mort du militaire français dans "un accrochage avec des terroristes", au cours d'une opération conjointe entre la force française Barkhane et les armées malienne et burkinabè près de la frontière avec le Burkina Faso.

Négociations entre deux dirigeants jihadistes

L'attaque a eu lieu quelques jours après la clôture d'une conférence d'entente nationale organisée au Mali le 2 avril, qui avait notamment recommandé l'ouverture de négociations avec deux dirigeants jihadistes maliens, le chef touareg Iyad Ag Ghaly et le prédicateur radical Amadou Koufa.

Les groupes armés d'Iyad Ag Ghaly et d'Amadou Koufa font partie de ceux qui ont fusionné, avec notamment celui de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), pour constituer le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", dont la création a été annoncée en mars.

Jean-Marc Ayrault rend hommage au "sacrifice" du soldat

En visite vendredi au Mali avec son homologue allemand Sigmar Gabriel, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a rendu hommage au "sacrifice" du soldat, le caporal-chef Julien Barbé.

Après une visite à la base de la force de l'ONU au Mali (Minusma) à Gao, principale ville du nord du pays, où ils ont notamment rencontré le contingent allemand, MM. Ayrault et Gabriel se ont rendus à Bamako, où ils ont été reçus par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

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