Mali : un responsable jihadiste et deux civils tués dans une frappe française

Un militaire de l\'opération barkhane, au Mali, le 1er novembre 2017.
Un militaire de l'opération barkhane, au Mali, le 1er novembre 2017. (DAPHNE BENOIT / AFP)

L'un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, a été tué dans une attaque aérienne.

Une enquête est en cours "pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe". L'un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, ainsi que deux civils ont été tués, dans une opération de l'armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi 27 août l'état-major français.

"Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d'un membre de sa garde rapprochée", selon un communiqué. "Ils ont découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu'un membre du groupe terroriste, ainsi que deux autres civils, avaient été blessés", a ajouté l'état-major. Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l'armée française déployées sur place.

L'état-major a exprimé ses "regrets" et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes, tout en annonçant l'ouverture d'une enquête. "Les critères français d'ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles", a-t-il assuré. "Chaque préparation de mission fait l'objet d'un recueil et d'une analyse d'un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations", a-t-il ajouté. "La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l'annulation de la mission."

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