Mali. Les otages français probablement près de Kidal, où progresse l'armée française

Des combattants d\'Ansar Dine à Kidal (Mali), le 7 août 2012. Paris a annoncé que les otages français se trouvaient probablement dans la zone, le 31 janvier 2013.
Des combattants d'Ansar Dine à Kidal (Mali), le 7 août 2012. Paris a annoncé que les otages français se trouvaient probablement dans la zone, le 31 janvier 2013. (ROMARIC OLLO HIEN / AFP)

"Nous ne perdons jamais de vue (...) le fait qu'il y a des otages français dans ce territoire", a expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, au micro de France Inter.

La France a indiqué que ses sept otages enlevés par des islamistes au Niger et au Mali en 2011 et 2012 se trouvaient probablement dans les montagnes de la région de Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali, jeudi 31 janvier. Les soldats français ont pris le contrôle de l'aéroport de la ville, la veille.

Parmi les sept otages français, six ont été enlevés en 2011 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) : quatre à Arlit, au Niger, et deux à Hombori, au Mali. A ceux-là s'ajoute un septième Français enlevé par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) près de Nioro, au Mali, en novembre 2012.

Des frappes aériennes au nord de Kidal

"Il est probable" que ces otages "soient dans la région du massif des Ifoghas au nord de Kidal", a expliqué Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, au micro de France Inter. "Nous ne perdons jamais de vue, ni d'esprit, ni de sensibilité, le fait qu'il y a des otages français dans ce territoire."

Jeudi, l'aviation française a procédé à des frappes aériennes à une centaine de kilomètres au nord de Kidal, dans la région d'Aguelhok. "Les objectifs visés étaient des centres de commandement, des dépôts logistiques, des centres d'entraînement", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

 

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