Mali. Les militaires français prennent l'aéroport de Kidal

Des soldats français sur une route en direction de Tombouctou (Mali), le 28 janvier 2013.
Des soldats français sur une route en direction de Tombouctou (Mali), le 28 janvier 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Après avoir repris Gao et Tombouctou, les militaires français se sont posés sur la piste de l'aérodrome de Kidal, troisième grande ville du nord du Mali.

Une étape significative de la guerre au Mali a été franchie. L'armée française a pris position, mercredi 30 janvier, sur l'aéroport de Kidal, dernière grande ville du Nord du pays sous le contrôle de groupes armés. Francetv info fait le point sur les dernières informations.

Quelle est la situation à Kidal ?

Des "éléments français ont été mis en place cette nuit à Kidal", a affirmé mercredi matin à Paris le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Il confirmait ainsi une déclaration d'un responsable de l'administration locale, qui indiquait que le mdeste aéroport de la ville avait été repris. 

Kidal était le fief d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un groupe islamiste armé allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais un groupe dissident d'Ansar Dine, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), a récemment affirmé tenir Kidal avec les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). Le MIA assure rejeter le terrorisme et prôner une "solution pacifique" à la crise dans le nord du Mali.

Où en est la progression de l'armée ?

Les armées malienne et française avaient déjà repris, ces derniers jours, les deux plus grandes villes du Nord du Mali, Gao et Tombouctou, quasiment sans rencontrer de résistance. En prenant Kidal, les forces armées font basculer la dernière grande ville occupée par les islamistes dans la la région. Voici une carte de toutes les localités reprises. 

Et maintenant ?

Si les principales villes du nord du pays sont repassées sous le contrôle des forces franco-maliennes, les islamistes n'ont pas disparu. Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, dont le dirigeant d'Ansar Dine Ilyad Ag-Ghaly et l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs d'Aqmi, se sont réfugiés dans les montagnes situées à proximité de la frontière algérienne.

En outre, des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, vers l'Algérie, selon le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU. Celui-ci qui affirme que l'accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière. La gestion de ces deux volets ouvre une nouvelle phase dans l'intervention française au Mali. Pour le correspondant en Afrique du journal britannique The Independant, elle sera "bien plus complexe que la précédente".

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